Camino de Santiago, le récit :

Quelqu’un m’a dit un jour qu’un pèlerinage commence lorsque l’on prend la décision de l’entreprendre, bien avant le premier pas. Dans ce cas, on peut considérer que le mien a débuté il y a un peu plus d’un an...

Lire la suite

« Où tu es, j’irai te chercher… », cette chanson d’Aubert tournait en boucle dans ma tête, comme le chant d’une sirène, elle faisait chavirer mon cœur et m’appelait au large. Partir, mais pas fuir, arrêter de fuir, tout quitter...

Lire la suite

« Regardez les oiseux du ciel : ils ne sèment ni ne moissonnent, et ils n’amassent rien dans des greniers ; et votre Père céleste les nourrit. Ne valez-vous pas beaucoup plus qu’eux ? […]

Lire la suite

Il parait que partir c’est mourir un peu ; ce qui est certain, c’est que partir c’est dire au revoir. Dieu qu’ils étaient beaux ces au revoir. Il y eut ceux de mon emploi, ma patronne m’offrit la croix de sa première communion...

Lire la suite

La veille du grand départ, je m'étais rendu à la cathédrale en vue d'acquérir ma créanciale, le passeport du pèlerin. A l'origine, les pèlerins qui fréquentaient le chemin de Saint-Jacques étaient soit malades, soit fort pieux...

Lire la suite

Ces premiers jours de marche à croiser d'autres pèlerins fut l'occasion de s'accorder sur les termes communs, faire la distinction entre le "d'où viens-tu" qui n'est en aucun cas une question sur tes origines territoriales...

Lire la suite

6h30, je fus le premier levé. Ce matin-là, Floriane fit son apparition vers sept heures, la peur au ventre elle me confia son angoisse de se paumer sur le chemin...

Lire la suite

C'est à Saugues que j'ai passé ma première nuit dans un gîte municipal. La plupart des communes sur le chemin disposent d'un bâtiment contenant des chambres avec lits superposés...

Lire la suite

Réveillé à six heures du matin par les mêmes loustiques qui avaient fait un barouf d'enfer jusqu'à vingt-trois heures, je sortis difficilement du lit après une petite demi-heure....

Lire la suite

Abattu oui, épuisé aussi, endolori of course, but pas prêt à renoncer !
"Où tu es j'irai te chercher…" ce refrain refit surface...

Lire la suite

Je suis resté trois jours dans ce havre de paix.
Tous les matins après le petit déjeuner, je me rendais en stop devant l'église, histoire de...

Lire la suite

Je m'étais décidé à ne faire qu'une courte marche ce jour-là, histoire de ne pas retomber dans le dure tout de suite. Cap sur Espalion...

Lire la suite

Après un bon gros repas et de grandes lampées de vin j'ai passé la nuit à ronfler. C'est en tout cas ce que m'a dit, avec grande douceur, le Belge avec qui je partageais le dortoir...

Lire la suite

A l'instar de chaque jour qui passe sur ce premier tronçon, je me suis tapé une épouvantable montée pour sortir de Conques...

Lire la suite

Couché vers vingt heures trente, je me suis réveillé après une nuit agitée, because les murs de l'église crachaient en boucle neufs morceaux de pieuses musiques classiques...

Lire la suite

Au réveil, j'eus la surprise de voir un mot à mon attention écrit de la main de Jean-Noël, il me souhaitait un bon chemin, un bon discernement...

Lire la suite

Entre la courte marche de Gramat à Rocamadour et la journée de repos, il m'eut été difficile de reprendre le chemin. D'une part parce qu'il est épuisant à la sortie de Rocamadour...

Lire la suite

Cahors, ici Cahors, c'était en homme de peu de foi que je pénétrai la ville après une longue journée de marche sous un cagnard d'enfer...

Lire la suite

Dès mon réveil, je me rendis à la cathédrale pour trouver le père Ronan, j'étais décidé à lui demander le sacrement du baptême...

Lire la suite

Le rendez-vous avec le père Ronan eût lieu comme prévu le vendredi soir.
Il introduisît la rencontre en me disant qu'il avait beaucoup entendu parler de mon action auprès des SDF...

Lire la suite

Après une semaine d'arrêt, reprendre la marche ne fût pas chose aisée. Si j'étais ravi de marcher à nouveau sur le chemin, mon corps en pâtissait un tantinet...

Lire la suite

Quand tu es à ta place, que tu écoutes ton cœur… tu ne manques jamais de rien…
Je l'avais bien intégré ce concept...

Lire la suite

A la sortie de l'église, les encouragements, moraux et financiers à poursuivre mon chemin furent nombreux, les pleurs aussi...

Lire la suite

J'y vois rien… quel brouillard ! C’est pas un couteau qu'il faut pour le couper mais une machette.

Tintement d'clochettes. J'y vois rien… j'ai chaud. Et puis ça grimpe putain !...

Lire la suite

Beaucoup plus fréquenté que la via podiensis, le Camino francès* était très différent de ce que j'avais pu vivre en France. Toutes les nations y sont représentées...

Lire la suite

Marta était fauchée comme les blés, et pour une fois que j'avais un brin d'pognon, j'avais préparé à manger pour deux dans l'albergue où nous étions...

Lire la suite

Ma jambe me faisait de plus en plus mal. Je reconnaissais les symptômes de la tendinite. Cela ne m'effrayait pas, plus rien ne me faisait peur. J'adaptais mes pas, mes étapes, c'est tout...

Lire la suite

Au matin, j'ai marché quelques kilomètres avec Sophie, nous avons tranquillement continué nos confidences, pris un café ensemble...

Lire la suite

Pour la première fois depuis mon départ sur le chemin, c'est l'hospitalier qui m'a réveillé. Sophie s'apprêtait à partir, je la saluai dans la cuisine.

Lire la suite

Après avoir marché jusqu'à vingt-deux heures, je fis halte à quelques dix, quinze kilomètres de Léon. Il s'y trouait une fontaine composée de deux bassins...

Lire la suite

Nous étions en plein solstice d'été, quand Sophie et moi grimpions au point le plus haut du Camino Francès pour assister à un lever de soleil, en l'un des plus mythiques lieux du chemin...

Lire la suite

De bonne heure et de bonne humeur, je me suis levé et suis parti marcher du premier pas. Il faisait beau, l'air était doux, un vrai bonheur de marcher par ce temps...

Lire la suite

2 juillet 2018. C'était l'euphorie en l'auberge de Boni. "Aujourd'hui c'est Santiago !!!" s'écria un compère… "Ouais… mais il pleut…", c'était bien évidement sans compter sur l'optimisme patenté de notre camarade Droopy...

Lire la suite

Nous étions au matin du 4 juillet, il était neuf heures, tous ceux que j'avais rencontré s'en étaient rentrés chez eux. Sauf Sophie, elle marchait toujours...

Lire la suite